jeudi 18 mai 2017

Les émotions

"1 Et il arriva qu’après que nous fûmes descendus dans le désert vers notre père, voici, il fut rempli de joie, et ma mère, Sariah, se réjouit extrêmement aussi, car elle s’était vraiment lamentée à cause de nous.

2 Car elle pensait que nous avions péri dans le désert, et elle avait aussi fait des reproches à mon père, lui disant qu’il était un visionnaire, disant : Voici, tu nous as conduits hors du pays de notre héritage, et mes fils ne sont plus, et nous périssons dans le désert.

3 Et c’est dans ce genre de langage que ma mère s’était plainte de mon père.

4 Et il était arrivé que mon père lui avait parlé, disant : Je sais que je suis un visionnaire : car si je n’avais pas vu les choses de Dieu dans une vision, je n’aurais pas connu la bonté de Dieu, mais serais demeuré à Jérusalem et aurais péri avec mes frères.

5 Mais voici, j’ai obtenu une terre de promission, et pour cela je me réjouis ; oui, et je sais que le Seigneur délivrera mes fils des mains de Laban et les fera redescendre vers nous dans le désert.

6 Et c’est dans ce genre de langage que mon père, Léhi, consola ma mère, Sariah, à notre sujet, tandis que nous voyagions dans le désert pour monter vers le pays de Jérusalem pour obtenir les annales des Juifs.

7 Et lorsque nous fûmes retournés à la tente de mon père, voici, leur joie fut pleine et ma mère fut consolée." (1 Néphi 5)

Ce passage a pris beaucoup de signification la première fois que j'ai lu le discours de Craig Zwick, "A quoi pensez vous ?", qui est l'un de mes discours préférés et qui m'a énormément influencé dans ma manière de communiquez et de comprendre mon prochain (Même si il y a encore du travail !)

Après une expériences personnelle, Elder Zwick explique que les reproches de Sariah ne sont que la partie découverte de l'iceberg. La raison des reproches de Sariah est qu'elle a peur et qu'elle inquiéte et ces émotions sont traduites par de la coléres et des reproches car c'est , comme nous le pensons tous, le moyen d'obtenir un changements et de résoudre le problèmes.
Sariah n'est pas une femme colérique, c'est une femme qui a peur que ses enfants aient eu un problèmes et qui est chamboulé par tous les changements récents qu'elle a eu dans sa vie !
Il en va de même pour la plus part des gens avec qui nous vivons, leurs actions et leurs émotions sont souvent motivé par des besoins que nous ne voyons pas et que nous ne connaissons pas. Dans ce passage du livre de mormon les reproches de Sariah indique un besoin de réconfort et de changement.

Je nous invite à suivre l'exhortation de Craig Zwick, et à nous demander à quoi pense notre prochain quand il exprime une émotion.

Je vous laisse une vidéo que notre prof de psycho nous avait montré à ce sujet.

dimanche 14 mai 2017

"Comment est-il possible que le Seigneur livre Laban entre nos mains ?"

"29 Et il arriva que, tandis qu’ils nous frappaient avec un bâton, voici, un ange du Seigneur vint se tenir devant eux, et il leur parla, disant : Pourquoi frappez-vous votre frère cadet avec un bâton ? Ne savez-vous pas que le Seigneur l’a choisi pour être votre gouverneur, et cela à cause de vos iniquités ? Voici, vous allez remonter à Jérusalem, et le Seigneur livrera Laban entre vos mains.

30 Et après nous avoir parlé, l’ange partit.

31 Et lorsque l’ange fut parti, Laman et Lémuel recommencèrent à murmurer, disant : Comment est-il possible que le Seigneur livre Laban entre nos mains ? Voici, c’est un homme puissant, et il peut en commander cinquante, oui, il peut même en tuer cinquante ; alors pourquoi pas nous ?" ( 1 Néphi 3 )

Laman et Lémuel ont un comportement qui peut surprendre; un ange leur est apparu, leur a commandé quelque chose et à peine est-il parti que les deux frères recommencent à douter et murmurer.
Comment est-il possible qu’après avoir vu un ange, ils n'aient pas plus de foi en Dieu ?

C'est que leurs coeurs ne sont pas disposés à recevoir la parole de Dieu.
Dans Luc 16, nous avons une parabole qui explique ce principe "Le riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père;  car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent.  Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront.  Et Abraham lui dit : S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait." (Verset 27-31)

Dans Marc 16:17 Jésus commence en disant "Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru".

Les miracles ne produiront jamais la foi. Et c'est "Une génération méchante et adultère [qui] recherche un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe," (Mathieu 12:39)
Les signes ne seront pas donné car "Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent." (Mathieu 7:6)

Ayons d'abord foi en notre Père Céleste et en Jésus Christ et alors nous pourrons voir les miracles qui se produisent dans notre vie.

jeudi 11 mai 2017

"Pour l’aiguillonner sur la voie du souvenir"

"24 Et si elle se rebelle contre moi, ils seront un fléau pour ta postérité, pour l’aiguillonner sur la voie du souvenir." ( 1 Néphi 2 )

On parle ici du rôle de la postérité de Laman et Lémuel. Le Seigneur sait que la postérité des deux frères se rebellera et il aurait pu dire à Léhi de laisser ses deux fils à Jérusalem vu qu'ils pensaient que leur père était fou.
Nous voyons ici une des raisons pour lesquelles Dieu demandé à Léhi d'emmener ces fils rebellent.

Est ce que ce système de fonctionnement est mauvais ?

Un de nos professeurs nous a expliqué que non.
Il nous as montré que parfois des maladies sont protectrices par rapport à ne pas avoir de maladie. Par exemple, le fait d'avoir la Maladie de Crohn, fait qu'on à moins de chance d'avoir un cancer digestif car un contrôle trés réguliers serait effectué et la moindre petite tumeur sera enlevé par peur de dégénération. Une personne saine n'aura pas autant de contrôle,  probablement même aucun, et la tumeur d'un cancer digestif aura tout son temps et toute son aise pour se développer.

Ne nous inquiétons donc pas si nous avons un problème persistant comme le sont les lamanites pour les néphites. Un petit mal est parfois nécessaire pour en prévenir un plus gros.

"Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir.  Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi, et il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort." ( 2 Corinthien 12:7-10)

mercredi 10 mai 2017

Le but des écrits de Néphi

"4 Car tout mon dessein est de persuader les hommes de venir au Dieu d’Abraham, et au Dieu d’Isaac, et au Dieu de Jacob, et d’être sauvés." ( 1 Néphi 6 )

"Et maintenant, moi, Néphi, je ne fais pas un récit complet des choses que mon père a écrites, car il a écrit beaucoup de choses qu’il a vues dans des visions et dans des songes ; et il a aussi écrit beaucoup de choses qu’il a prophétisées et dites à ses enfants, dont je ne ferai pas le récit complet." (1 Néphi 1:16)

"Mais voici, moi, Néphi, je vais vous montrer que les tendres miséricordes du Seigneur sont sur tous ceux qu’il a choisis à cause de leur foi, pour les rendre puissants au point même d’avoir le pouvoir de délivrance." ( 1 Néphi 1:20)

Il est intéressant de remarqué que pour persuader les hommes de venir à Dieu, Néphi n'écrit pas spécialement les visions et les songes de son père, mais qu'il veuille plutôt écrire l'impact qu'a eu Dieu dans sa vie lorsqu'il a eu foi en lui.

C'est  ce qui est une force du livre de Néphi , et du Livre de Mormon en général, c'est qu'il nous parle de choses qu'on connait tous; les épreuves, les maladies, la souffrances, la famille et qu'il nous donne un aperçu de ce qu'il peut se passer lorsqu'on invite Dieu a entré dans notre vie.

Et c'est probablement cela que Joseph Smith voulait exprimer lorsqu'il dit dans l’introduction: « Je dis aux frères que le Livre de Mormon était le plus correct de tous les livres de la terre et la clef de voûte de notre religion, et qu’un homme se rapprocherait davantage de Dieu en en suivant les préceptes que par n’importe quel autre livre »

Les prophètes du livre de Mormon donnent des enseignements pratiques et non pas que théologique comme l'explique Néphi. Et cela nous permet des les appliquer facilement dans notre vie et de sentir "les tendres miséricordes du Seigneur sont sur tous ceux qu’il a choisis à cause de leur foi"

lundi 8 mai 2017

"Et il arriva que je fus contraint par l’Esprit de tuer Laban"

"7 Néanmoins, je m’avançai et, comme j’arrivais près de la maison de Laban, je vis un homme, et il était tombé par terre devant moi, car il était ivre de vin.

8 Et lorsque j’arrivai à lui, je découvris que c’était Laban.

9 Et je vis son épée, et je la tirai de son fourreau ; et sa poignée était d’or pur, et son exécution était extrêmement fine, et je vis que sa lame était de l’acier le plus précieux.

10 Et il arriva que je fus contraint par l’Esprit de tuer Laban ; mais je dis en mon cœur : Jamais à aucun moment je n’ai versé le sang de l’homme. Et je reculais et souhaitais ne pas devoir le tuer.

11 Et l’Esprit me dit encore : Voici, le Seigneur l’a livré entre tes mains. Oui, et je savais aussi qu’il avait cherché à m’ôter la vie ; oui, et il ne voulait pas écouter les commandements du Seigneur, et il s’était également emparé de nos biens.

12 Et il arriva que l’Esprit me dit encore : Tue-le, car le Seigneur l’a livré entre tes mains ;

13 voici, le Seigneur fait mourir les méchants pour accomplir ses justes desseins. Il vaut mieux qu’un seul homme périsse que de laisser une nation dégénérer et périr dans l’incrédulité.

14 Et alors, lorsque moi, Néphi, j’eus entendu ces paroles, je me rappelai les paroles que le Seigneur m’avait dites dans le désert : Si ta postérité garde mes commandements, elle prospérera dans la terre de promission.

15 Oui, et je pensai aussi qu’elle ne pourrait pas garder les commandements du Seigneur selon la loi de Moïse, si elle n’avait pas la loi.

16 Et je savais aussi que la loi était gravée sur les plaques d’airain.

17 Et en outre, je savais que le Seigneur avait livré Laban entre mes mains pour que j’obtienne les annales selon ses commandements.

18 C’est pourquoi, j’obéis à la voix de l’Esprit, et pris Laban par les cheveux, et lui coupai la tête avec son épée." ( 1 Néphi 4)

Dimanche on a eu un ami de l'église un peu étonné de ce passage car il ne comprenait pas pourquoi l'esprit avait dit à Néphi de tuer Laban.

Sa remarque est tout à fait pertinente car il est clairement écrit: "tu ne tuera point".

Mais voici quelque passage mis en relations qui permettrons de mieux comprendre ce récit.

 D&A 98 dit:
"23 Je vous parle maintenant de vos familles : si les hommes vous frappent une fois, vous ou vos familles, et que vous le supportez patiemment et ne les insultez pas ni ne cherchez à vous venger, vous serez récompensés.

24 Mais si vous ne le supportez pas patiemment, cela sera considéré comme une mesure juste vis-à-vis de vous.

25 Et de plus, si votre ennemi vous frappe une deuxième fois et que vous n’insultez pas votre ennemi et supportez la chose patiemment, votre récompense sera centuplée.

26 Et de plus, s’il vous frappe une troisième fois et que vous le supportez patiemment, votre récompense sera quadruplée.

27 Et ces trois témoignages se dresseront contre votre ennemi, s’il ne se repent pas, et ne seront pas effacés.

28 Et maintenant, en vérité, je vous le dis, si cet ennemi échappe à ma vengeance, de sorte qu’il ne soit pas amené en jugement devant moi, vous verrez à l’avertir en mon nom, afin qu’il ne tombe plus sur vous, ni votre famille, oui, les enfants de vos enfants, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération.

29 Et alors, s’il tombe sur vous, vos enfants ou les enfants de vos enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération, je livrerai votre ennemi entre vos mains.

30 Et si vous l’épargnez, vous serez récompensés pour votre justice, ainsi que vos enfants et les enfants de vos enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération.

31 Néanmoins, votre ennemi est entre vos mains, et si vous le rétribuez selon ses œuvres, vous êtes justifiés. S’il a cherché à vous ôter la vie, et que votre vie est mise en danger par lui, votre ennemi est entre vos mains et vous êtes justifiés.

32 Voici, telle est la loi que j’ai donnée à mon serviteur Néphi, à vos pères Joseph, Jacob, Isaac et Abraham et à tous mes anciens prophètes et apôtres.

33 Et de plus, c’est là la loi que j’ai donnée aux miens dans les temps anciens, de n’aller à la bataille contre une nation, famille, langue ou peuple quelconque que si moi, le Seigneur, je le leur commandais.

34 Et si une nation, langue ou peuple leur déclarait la guerre, ils devaient tout d’abord hisser un étendard de paix devant ce peuple, nation ou langue ;

35 et si ce peuple n’acceptait pas l’offre de paix, ni la deuxième, ni la troisième fois, ils devaient apporter ces témoignages devant le Seigneur ;

36 alors, moi, le Seigneur, je leur donnais un commandement et les justifiais lorsqu’ils allaient à la bataille contre cette nation, langue ou peuple."

Dans le récit de Néphi, lui et sa famille ont été menacé de mort à 3 reprises (voir 1 Néphi 2 et 3):
- La première fois est du au fait que le Seigneur leurs commande de partir de Jérusalem pour préserver leurs vie et les mener à la terre promise.
- La seconde fois à lieu lorsque Laban menace Laman de le tuer.
- Le troisième fois, lorsque Laban volent les biens de la famille  et poursuit les 4 frères pour les tuer.

Ces 3 tentatives de meurtres étaient les 3 témoignages que Néphi et sa famille avait voulu agir pacifiquement et que en retour ils n'avaient reçu que de la haine et de la violence.

Un autre passage dit:
"35 Abraham était-il donc sous la condamnation ? En vérité, je te dis que non, car moi, le Seigneur, je l’avais commandé.

36 Il fut commandé à Abraham d’offrir son fils Isaac ; néanmoins, il était écrit : tu ne tueras pas. Cependant, Abraham ne refusa pas, et cela lui fut compté comme justice." (D&A 132)

Le Seigneur donne des commandements pour accomplir "ses justes desseins". Et dans ce cas "Il vaut mieux qu’un seul homme périsse que de laisser une nation dégénérer et périr dans l’incrédulité." Et dans ce cas ci la famille de Néphi était justifié, du fait de la loi qui existait de l'époque et en plus du fait que Dieu l'avait commandé.

vendredi 5 mai 2017

"Alors ce que vous ferez sera révélé"

"Voici, je vous dis que vous consacrerez votre temps à étudier les Écritures, à prêcher, à affermir l’Église de Colesville et à accomplir vos travaux de la terre, selon ce qui est requis, jusqu’à ce que vous alliez vers l’ouest pour tenir la prochaine conférence. Alors ce que vous ferez sera révélé." (D&A 26:1)

C'est la dernière partie de ce verset qui m'a le plus touché. On ne peut pas tout connaitre en même temps, Dieu  nous donne la révélation "ligne sur ligne, principe sur principe" et il attend que nous suivions ces premières recommandations avant de nous en donné des nouvelles.

Cela me rappelle la parabole du Owl Express raconté par Elder Talmage:

"Lorsque j’étais à l’université, je faisais partie d’un groupe d’étudiants désignés pour faire des travaux sur le terrain, dans le cadre de notre cours obligatoire de géologie, science qui s’intéresse à la terre dans tous ses différents aspects et différentes phases, mais plus particulièrement aux roches qui la composent, aux particularités de leurs structures, aux métamorphoses qu’elles ont subies et à celles qu’elles sont en train de subir : la science des mondes.

Une tâche particulière avait nécessité que nous restions de nombreux jours sur le terrain. Nous avions parcouru, examiné et répertorié des kilomètres de plaines et de hautes terres, de vallées et de collines, de sommets et de gorges de montagnes. Alors que nous approchions de la fin du temps qui nous avait été accordé pour faire les recherches, nous fûmes surpris par un vent violent, suivi d’une tempête de neige inhabituelle et inattendue pour la saison, mais qui redoublait d’intensité, au point que nous risquions de rester bloqués par la neige dans les collines. La tempête était au plus fort lorsque nous descendîmes les longs flancs escarpés d’une montagne à quelques kilomètres de la petite gare où nous espérions prendre un train ce soir-là pour rentrer chez nous. À grand peine, nous atteignîmes la gare tard dans la nuit tandis que la tempête faisait toujours rage. Nous souffrions du froid intense à cause du vent cinglant et de la neige battante. Comble de malheur, nous apprîmes que le train que nous attendions avait été arrêté par des congères à quelques kilomètres de la petite gare où nous nous trouvions.

… Le train que nous attendions avec tant d’espoir était le Owl Express, rapide de nuit reliant de grandes villes. Ses horaires ne lui permettaient de s’arrêter qu’à quelques gares, les plus importantes, mais nous savions qu’il devait s’arrêter à ce petit poste isolé pour faire le plein d’eau pour la locomotive.

Le train arriva bien après minuit, dans un tourbillon impressionnant de vent et de neige. Je m’attardai derrière mes camarades alors qu’ils se dépêchaient de monter dans le train car mon attention avait été attirée par le mécanicien. Pendant ce bref arrêt, alors que son assistant s’occupait de faire le plein d’eau, il s’affairait autour de la locomotive : il graissait certaines pièces, en ajustait d’autres, et faisait une inspection générale de la locomotive à bout de souffle. Je me risquai à lui parler, bien qu’il fût très occupé. Je lui demandai quels étaient ses sentiments au sujet d’une nuit comme celle-ci, violente, étrange et enragée, où les pouvoirs de destruction semblaient se déchaîner, de toutes parts, que la tempête hurlait, et que le danger menaçait de tous côtés. Je pensai aux congères ou aux glissements de terrain possibles et même fortement probables sur la voie, aux ruptures des ponts métalliques à cause de la tempête, à la chute de rochers détachés du flanc de la montagne, ou à d’autres obstacles de ce genre. Je me rendis compte que, si la voie était bloquée ou endommagée et que cela provoquait un accident, le mécanicien et le machiniste seraient les plus exposés au danger. Une collision violente leur coûterait vraisemblablement la vie. J’exprimai rapidement ces pensées et d’autres en questionnant le mécanicien qui s’affairait sans perdre de temps.

La réponse qu’il fit est une leçon que je n’ai toujours pas oubliée. Il dit, en substance, bien que par des phrases saccadées et décousues : « Regardez le feu de la locomotive. Il éclaire la voie sur une centaine de mètres ou plus, non ? Eh bien, tout ce que j’essaye de faire, c’est de bien regarder ces cent mètres de voie éclairée. Je peux voir cette zone et je sais que, sur cette distance, la voie est libre et sans danger. Et », ajouta-il avec ce qui me sembla être, malgré les rafales et la faible luminosité de cette nuit agitée, un sourire taquin et un pétillement joyeux dans les yeux : « Croyez-moi, je n’ai jamais réussi à conduire ma vieille locomotive, que Dieu la bénisse, assez vite pour dépasser les cent mètres de voie éclairée. La lumière du phare de la locomotive est toujours devant moi ! »

Lorsqu’il prit place dans la cabine, je me dépêchai de monter dans le premier wagon pour passagers. Lorsque je m’enfonçai dans un siège rembourré, en savourant la chaleur et le confort en général, qui contrastait grandement avec la fureur de la nuit à lérieur, je réfléchis aux paroles du mécanicien couvert de charbon et de graisse. Elles étaient remplies de foi : la foi qui accompagne des grandes choses, la foi qui donne du courage et de la détermination, la foi qui produit des œuvres. Que se serait-il passé si le mécanicien avait manqué à sa tâche, s’il avait cédé à la peur et avait refusé de continuer à cause des dangers qui menaçaient ? Qui sait quelle œuvre aurait pu être entravée, quels projets importants auraient pu avorter, quels secours bienveillants envoyés par Dieu auraient pu être empêchés, si le mécanicien avait faibli et perdu courage ?

Sur une petite distance, la voie balayée par l’orage était éclairée. Sur ce court intervalle, le mécanicien avançait !

Nous ne savons peut-être pas ce qui nous attend dans les prochaines années, ni même dans les prochains jours ou les toutes prochaines heures. Mais sur une distance de quelques dizaines de mètres, ou peut-être de quelques mètres, la voie est dégagée, nous savons ce que nous avons à faire, notre chemin est éclairé. Sur cette courte distance, pour faire le prochain pas, éclairé par l’inspiration de Dieu, avançons !"

mercredi 3 mai 2017

"C’est en moi qu’il aura de la gloire"

 "C’est en moi qu’il aura de la gloire, et non pas de lui-même, que ce soit dans la faiblesse ou dans la force, que ce soit dans les liens ou dans la liberté." (D&A 24:11)

C'est à Oliver Cowdery que s'adresse ces versets, mais nous pouvons les appliquer à nous même.
Notre Père Céleste est avec nous dans toutes nos situations. Peut importe dans laquelle nous nous trouvons, si nous voulons en tirer le maximum, nous devons nous remettre à Dieu et suivre ces commandements.

"C’est en moi qu’il aura de la gloire, et non pas de lui-même".

Lorsqu'une situation se présente, puissions être comme Néphi :"Ô Seigneur, j’ai mis en toi ma confiance, et c’est en toi que je mettrai toujours ma confiance. Je ne placerai pas ma confiance dans le bras de la chair, car je sais que celui qui place sa confiance dans le bras de la chair est maudit. Oui, maudit est celui qui place sa confiance dans l’homme ou fait de la chair son bras." (2 Néphi 4:34)

Plaçons notre confiance en Dieu et pas en nous mêmes. Les gloires que nous en retirerons seront bien différentes:
"5 Et lorsque tu pries, ne sois pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. En vérité, je vous le dis, ils reçoivent leur récompense.

6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera ouvertement." (3 Néphi 13)

"que ce soit dans la faiblesse ou dans la force, que ce soit dans les liens ou dans la liberté"